STATISTIQUE DES ETUDIANTS

Université Cheikh Ahmadoul Khadim

Direction de la scolarité
Répartition Homme-Femme UCAK 2025-2026

 

Commentaire :

  1. Une quasi-parité globale, mais fragile

Les totaux du cycle indiquent 603 hommes contre 583 femmes, soit 49,15 % de femmes.

→ On observe donc une quasi-parité globale, mais légèrement en défaveur des femmes.

Cette tendance est constante dans les trois niveaux :

L1 : 49,33 % de femmes

L2 : 49,30 %

L3 : 48,65 %

Cela traduit une stabilité globale, mais aussi une légère érosion progressive de la présence féminine à mesure que l’on avance dans le cursus.

  1. De fortes disparités selon les structures

L’équilibre global masque en réalité des déséquilibres très marqués entre UFR/instituts :

Structures fortement féminisées :

SMS : 81,92 % de femmes (très forte domination féminine)

MET : 60 %

ILAMEL : 60,43 %

Cycle préparatoire : 67,53 %

Ces structures montrent une attractivité nettement plus forte pour les étudiantes, probablement liée à leur orientation académique ou professionnelle.

Structures masculinisées :

ETISAR : seulement 31,90 % de femmes

Il s’agit d’une structure très largement dominée par les hommes, et ce à tous les niveaux (L1, L2, L3), sans amélioration notable.

Structure intermédiaire

SATA : 53,78 % de femmes

→ proche de l’équilibre, mais avec une baisse significative du taux féminin entre L1 (62,82 %) et L3 (39,13 %).

  1. Une évolution contrastée selon les niveaux

L’analyse diachronique révèle des tendances importantes :

Dans certaines structures (SATA, MET), la proportion de femmes diminue fortement en L3, ce qui peut indiquer :

  • Des abandons,
  • Des réorientations,
  • Ou des difficultés spécifiques.

À l’inverse, dans d’autres structures (SMS, ILAMEL), la présence féminine reste élevée voire progresse, ce qui suggère une meilleure rétention des étudiantes.

  1. Une ségrégation académique persistante

Le tableau met en évidence une segmentation genrée des structures :

Certaines structures sont socialement ou culturellement associées aux femmes (SMS, ILAMEL), D’autres restent majoritairement masculines (ETISAR).

Cette situation traduit non seulement des choix d’orientation différenciés, mais aussi possiblement des facteurs structurels (représentations sociales, conditions d’étude, débouchés perçus).

  1. Points saillants
  • Parité globale presque atteinte
  • Déséquilibres très marqués selon les structures
  • Légère baisse de la présence féminine en progression académique
  • Forte féminisation de certaines structures contre masculinisation d’autres

Conclusion

En dépit d’un équilibre global satisfaisant, la répartition hommes–femmes à l’UCAK reste caractérisée par une inégalité structurelle entre les structures et une érosion progressive de la présence féminine dans certains parcours. Cela appelle à des politiques d’orientation et d’accompagnement visant à réduire les disparités et améliorer la rétention des étudiantes, notamment dans les structures les plus masculinisées.